Palabres...

Palabres...

Par un beau soir d'été

Je vous propose un moment de poésie dans ce monde foutraque....

 

 

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A l’heure où le soleil tire sa révérence,

Je m’en vais  marcher un bâton à la main,

Les yeux emplis de l’or qui coule sur les chemins,

Sous une mer de nuages rouge garance.

 

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Avançant calmement, méditant en silence,

J’aperçois soudain entre deux rangs de vignes,

Une nymphe enjouée qui me fait des signes,

Pour m’inviter à entrer dans sa danse.

 

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 Mais la belle est taquine et fuit quand je l’approche

Vers une haie de chardons qui me barre le passage;

Elle n’est sans doute qu’un envoûtant mirage,

Qui naît du nectar puisé au fond des roches.

 

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Au loin, des chiens idiots hurlent après la lune,

La prenant, suprême infamie, pour un os.

Indifférente à l’excitation des débiles molosses,

Elle poursuit indolente sa course nocturne.

 

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 Elle se balance un temps aux branches d’un arbre mort,

Dont le squelette ligneux dresse ses arabesques,

Sur la tenture bleue de la voûte céleste,

Que l’horizon borde d’un ourlet d’or.

 

 

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A son pied soudain  la nymphe virevolte,

Je me pince rudement pour dissiper ce mirage,

Mais  elle poursuit sa danse élégante et sauvage,

Une douce ivresse me saisit alors et m’emporte.

 

 

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En trois bonds me voilà qui danse avec elle,

Qui s’était montrée tout à l’heure si farouche,

La lune me révèle sa beauté qui me touche,

Envoûté, je me sens  pousser des ailes.

 

 

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 Au moment où nos mains dans la nuit se rejoignent,

Une autre nymphe se mêle à notre ronde,

Dieu ! Qu’il peut être beau notre monde,

Par une nuit d’été au cœur de la campagne.

 

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Nous nous lançons alors dans une gigue endiablée,

Qui attire mulots, campagnols et musaraignes,

Cette nuit  dans un coin  de la terre, la paix règne,

Comme au jardin d’Eden d’où nous fumes chassés.

 

 

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Ivre de bonheur, mes soucis dissipés ,

Je ressens l’insoutenable légèreté de l’être,

Qui me fait m’envoler de ce lieu champêtre,

Libéré de l’implacable loi de la gravité.

 

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Ainsi frères humains passons nos existences,

A danser sous l’obscure clarté des étoiles,

Où les lois, les règles, les conventions sociales,

Du monde diurne n’ont plus de pertinence.

 

 

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Si vous appréciez "Palabres", peut être sera vous intéressé par le récit de mes randonnées et voyages sur mon blog Eldorad'Oc et par mes chansons sur mon blog Canta-la-Vida, tous deux agrémentés de photos personnelles,  auxquels vous pouvez accéder en cliquant sur leur nom dans la bannière du haut.

 

Texte & photos Ulysse

 


04/06/2022
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